Un peu d'Histoire:

L' origine de la Digne d'Aval date de l'époque romaine. En effet , c'est un propriétaire terrien nommé LADIUS qui donne son nom à son domaine en l'appelant LADI-ANIUM qui se transforme en LADI-HANIUM puis LADIAGNIUM. Au fil des ans ce nom va évoluer, c'est en 1162 que nous retrouvons les premiers écrits attestant de l'existence de notre village ou des écrits font mention de "Villa Ladimanellum con ecclesia".

C'est la Révolution Française qui ,en 1789, donnera son nom définitif à notre village:

"LA DIGNE D'AVAL".

 

 

Village Circulaire du RAZES:

 

 

L'organisation architecturale de la Digne d'Aval est particulièrement intéressante , c'est l'une des rares bastides qui conserve sa forme primitive . Deux remparts circulaires assuraient la protection contre les invasions. L'église placée au centre et dédiée à St Jacques tenait lieu de forteresse où se réfugiaient les habitants lorsque les deux enceintes étaient envahies.

En Languedoc, le village médiéval radio-concentrique est un peu devenu une image emblématique et, de ce fait, réductrice. Si l'existence de villages ronds est indéniable depuis le seuil de Naurouze jusqu'à la vallée du Rhône, ils restent en proportion minoritaire parmi l'ensemble des agglomérations. Dans le pays d'Aude, la diversité géographique n'a d'égal que la variété des physionomies adoptées par l'habitat groupé. Mis à part les sauvetés et les bastides, trés peu nombreuses, les villages se classent en trois grands groupes: villages ouverts, ecclésiaux (centré sur l'église)et castraux (centré sur un château). L'origine de chaque catégorie correspond globalement à des moments précis de l'histoire sociale entre l'époque carolingienne et la fin du XII ème. siècle. Le bas Moyen-Age n'a de son côté que ponctuellement influé sur les parcellaires villageois.

La Digne d'Aval est un exemple typique de village ecclésial. Vers la fin du X° et au XI° siècle, certaines églises furent le point de départ d'une génération de villages bien typée. Le caractère traditionnellement sacré et dématérialisé des espaces attenants aux lieux de culte se voit alors remis à l'honneur dans les conciles de la Paix de Dieu, en réaction aux violences seigneuriales engendrées par l'ordre féodal naissant. Clercs et paysans se tournent vers les saints protecteurs des églises et de leurs aires d'immunité, soit en général un espace de trente pas de rayon à partir de leur lieu de culte. La simple protection divine dut bien souvent être neutralisée par une enceinte doublée d'un fossé. La juxtaposition de simples resserres, puis de véritables maisons dans l'espace ecclésial, y compris dans le cimetière, aboutit à la formation de noyaux villageois enclos, allant du polygone irrégulier au cercle parfait comme notre village. Les villages ecclésiaux, qui se rencontrent avant tout dans les plaines et les zones collinaires , restent minotaires mais il est possible qu'un plus grand nombre d'entre eux se soient vus détrônés par la vague des agglomérations subordonnées à un château. Le XI° siècle mais surtout le XII° siècle verront la multiplication des châteaux et des villages castraux, générant la forme villageoise la plus répandue à l'échelle du bassin de l'Aude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cartes Postales Anciennes:

 

 

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Le Saviez-vous !

La Voix de Londres:

Pierre HOLMES, ce nom ne vous dit peut-être rien mais dans l'histoire de notre pays il fut certainement le plus écouté de nos compatriotes.
"La Voix de Londres" , le Français qui parlait aux Français, repose dans le cimetière de La Digne d'Aval. Quand il s'est éteint à l'age de 81 ans il a choisi comme dernière demeure notre village qu'il avait pu apprécier lors d'un séjour en 1936.
Il repose dans l'ancien cimetière, aprés le portail d'entrée prendre l'allée de droite.

La Grand-Mère de BABAR:

Quel promeneur n'a un jour remarqué, tout en haut du bois de la Digne d'Aval, une épaisse dalle taillée dans du roc brut, posée à même le sol ? Les autochtones vous dirons qu'il s'agit de la "tombe", repère pour les chercheurs de champignons et les chasseurs. Ont peut y lire, gravé à même la pierre, "Thérèse Balandier Sabouraud, 1928". Cette dame, bienfaitrice du village, a exprimé, dans ses dernières volontés, le souhait d'être inhumée dans sa propriété, tout en haut du bois.
Thérèse SABOURAUD, petite-fille de l'ancien propriètaire du domaine de St. Andrieu tout proche de la tombe, Léon AUTHIE (d'où le nom qui est resté de "bois d'Authié").
Cette Dame, éminente dermatologue, a soigné le dernier Tsar de Russie entre 1911 et 1912 et a inventé l'Eau d'Alibour, remède fameux contre les contusions.
Plus prés de nous, pour les tout petits, il sera bon de savoir que son petit-fils: Jean De Bhrunof, créera bien des années plus tard, la bande
dessinée et le personnage de "BABAR".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En parcourant le Village

La Circulade:

 

 

 

 

 

 

 

L'église:

 

 

 

 

 

 

 

La Place de la Forge:

 

 

 

 

 

 

La Rue des Fécos:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Fontaine:

 

 

 

 

 

 

 

L'entrée de l'église - Porte St Jacques: